2. Les bases à connaître : protéger, alerter, secourir
Avant tout, il faut retenir trois mots. Trois étapes. Celles qu’on répète dans toutes les formations, mais qui méritent d’être comprises, pas seulement récitées.
- Protéger
- Alerter
- Secourir
Protéger
Protéger, c’est éviter le suraccident. Avant d’aider quelqu’un, on s’assure que le lieu est sûr. Un exemple : une chute sur la route. Avant de s’approcher, on regarde la circulation. On met ses feux de détresse, on enfile un gilet, on place un triangle. Si on se met en danger, on devient une victime de plus.
Protéger, c’est aussi éloigner les curieux, rassurer les témoins, calmer les enfants. Ça peut paraître secondaire, mais c’est essentiel. Un environnement calme aide à agir efficacement.
Alerter
Appeler les secours, c’est souvent ce qu’on oublie de faire en premier. Ou qu’on fait mal, dans la panique. Pourtant, c’est une étape cruciale. On compose le 15 (SAMU), le 18 (pompiers) ou le 112 (numéro européen). Et on reste calme. Les opérateurs sont formés pour guider, pas pour juger.
On donne :
- Le lieu précis – adresse, repère, sortie d’autoroute, école, etc.
- Ce qu’il s’est passé – chute, malaise, brûlure, accident, etc.
- Le nombre de victimes
- Ce qu’on observe – consciente ou pas, respire ou pas, saigne, etc.
Et surtout, on ne raccroche jamais avant d’y être invité. L’opérateur peut demander des gestes à faire immédiatement. Parfois, il peut même aider à guider une réanimation par téléphone.
Secourir
Enfin, on agit. C’est souvent la partie qui fait peur. Pourtant, les gestes essentiels sont simples. Pas besoin de diplôme pour sauver une vie, juste d’un peu de sang-froid et de méthode.
Quelques exemples :
- Une personne inconsciente qui respire : on la met sur le côté, en position latérale de sécurité. On libère les voies respiratoires.
- Une personne inconsciente qui ne respire pas : on commence le massage cardiaque, sans attendre. 30 compressions, 2 insufflations si on sait les faire, sinon juste les compressions. Et on ne s’arrête pas tant que les secours ne sont pas là.
- Un saignement important : on comprime avec la main, fort, directement sur la plaie. Si on a un tissu propre, on s’en sert, sinon la main nue vaut mieux que rien.
- Un étouffement : on donne jusqu’à 5 tapes dans le dos, entre les omoplates. Si ça ne suffit pas, on fait 5 compressions abdominales (méthode de Heimlich).
On agit avec ce qu’on a, là, maintenant. Pas besoin d’un matériel spécifique. L’essentiel, c’est d’oser. Et de se rappeler que mieux vaut faire un geste imparfait que rien du tout.